Romain Elie, Le Puy Foot 43 Auvergne, Interview d’un footballeur à la carrière riche en aventures.

Romain Elie, Le Puy Foot 43 Auvergne (National 2 – CFA), est un footballeur français à la carrière riche en aventures. Plus de 100 matchs en Ligue 2 et des expériences à l’étranger (Charleroi, Levski Sofia) font de lui un footballeur expérimenté et passionnant. Rencontre et immersion dans la vie d’un footballeur.

 

 

Romain Elie

 

 

Qui es-tu Romain Elie ?

Romain Elie, je suis né le 6 mars 1985 à Beauvais et je suis aujourd’hui marié et papa de deux enfants.

Raconte-nous ta jeunesse footballistique à Beauvais ?

J’ai commencé le football à Beauvais où j’ai ensuite intégré le centre de formation de l’AS Beauvais-Oise. J’avais la chance de loger chez mes parents et non au centre. Cela a été plus facile à vivre pour moi.

L’AS Beauvais représente quoi pour toi ?

C’est le club de ma jeunesse. J’allais au stade voir les matchs de Ligue 2, j’étais un vrai supporter.

En 2004, tu rejoints le FC Rouen. C’est les premiers à t’avoir donné ta chance ?

C’est mon premier club chez les seniors. Le FC Rouen qui m’a offert la possibilité de vivre du football, d’en faire mon métier. Ils m’ont lancé dans le grand bain en Ligue 2 quand j’avais 18 ans et pour cela, je leur serais reconnaissant à vie. C’est là-bas également que je me suis épanouie footballistiquement pour gravir les échelons. Si j’ai fait carrière c’est grâce à ces 2 années passées à Rouen. Quand je suis parti là-bas, j’avais 1 an pour percer sinon je reprenais mes études. C’était le deal avec mes parents.

Puis tu pars à Raon-l’Etape (1 saison en National), puis Boulogne-sur-Mer (1 saison Nat. et 1 saison Ligue 2), puis Gueugnon (1 saison Nat.) et Arles Avignon (1 saison Ligue 2). Tu es un grand voyageur ou c’est les opportunités qui ont fait cela ?

J’aime voyager mais ce sont plutôt mes choix sportifs et les opportunités qui m’ont amené à beaucoup voyager. Raon-l’Etape était le choix parfait pour rebondir. Il fallait que je fasse une saison pleine en National et accrocher un club de Ligue 2 ou un top club de National. C’est ce qui s’est passé avec Boulogne-sur-Mer qui est venu me chercher en fin de saison pour jouer la montée en Ligue 2. A Boulogne, tout se passait bien, je progressais et je devais prolonger. Malheureusement, il a fallu attendre le maintien du club, qui est arrivé à la dernière journée mais le coach a finalement changé d’avis. Moi, je souhaitais rester et m’inscrire dans la durée avec Boulogne mais finalement j’ai dû plier bagage. Du coup j’ai signé à Gueugnon avec la même ambition, faire une bonne saison pour retrouver un club de Ligue 2. Arles Avignon est ainsi venu me chercher, j’y suis resté 3 ans dont 1 année où j’ai été prêté car je ne voulais pas « cirer le banc » en Ligue 1 alors que ma place était sur le terrain !

Tu as eu la « chance » de connaitre la joie d’une montée en Ligue 1 avec Arles. C’est comment émotionnellement de vivre cela ?

 Ce n’est pas ma plus belle émotion paradoxalement. J’étais content mais pas dans l’euphorie. J’ai eu beaucoup plus d’émotion quand nous nous somme sauvé avec Boulogne à la dernière seconde. Je pense que c’est dû au fait qu’il y avait de la peur de descendre. Du coup, les émotions sont plus intenses.

Tu as que des bons souvenirs de toutes ces expériences ?

 J’ai énormément de bons souvenirs. Quasiment toute ma carrière est faite de bons souvenirs. Il me reste très peu de mauvais (souvenirs).

Quels sont tes pires souvenirs de ces aventures ?

Je dirais d’abord mes 2 années au Nîmes Olympique où cela ne sait pas du tout passé comme prévu. Dès ma signature, j’avais un mauvais présage, puis cela s’est enchainé par la suite. Ensuite la perte du titre de champion de Bulgarie lors de l’ultime journée ainsi que la défaite en coupe de Bulgarie aux tirs au but.

Le niveau entre National et Ligue 2 est-il vraiment différent ?

La Ligue 2 c’est plus technique et plus rapide. « Ça joue plus au ballon » !

Après la France, direction la Belgique pour Charleroi. Pourquoi ce choix ?

 Je sors d’une saison pleine où j’apparais même dans l’équipe type de Ligue 2. Au lieu d’être une pièce importante de l’équipe en Ligue 1, on me met sur le banc. Après 5 journées et nos débuts catastrophiques, j’entrevoie le bout du tunnel car je dois débuter une rencontre. Au final je ne suis même pas dans le groupe (ou remplaçant je ne sais plus). Je décide de partir pour avoir du temps de jeu car après la montée, c’était compliqué pour les joueurs qui avaient obtenu cette montée. On était plus que huit anciens joueurs. Tout ce qu’il ne faut pas faire en cas de montée, les dirigeants et le coach les ont faites. La saison qui en a suivi, après ce cirque, était logique.

Une grosse blessure au genou et seulement 6 matchs ! Fiasco ?

 Alors que personnellement tout se passait bien à Charleroi. Cela a été un arrêt net dans la courbe de progression de ma carrière.

Qu’est ce qui a été le plus dur dans cette période ?

 Je ne l’ai pas mal vécu psychologiquement, tout allait bien. Même quand il y a eu le verdict.

Après la Belgique, la Bulgarie et le Levski Sofia. C’est un défi sportif ou pour l’argent ?

Sportif principalement. J’ai toujours fait mes choix de carrière par rapport au sportif, jamais par rapport au financier. J’avais la possibilité en allant là-bas de découvrir autre chose que le football français et de jouer l’Europa League ainsi que tenter d’être champion dans un pays. De plus, j’avais une exposition sur des pays intéressants comme la Russie ou la Turquie.

As-tu appris des choses dans ta vie de footballeur et ta vie d’homme durant cette période en Bulgarie ?

J’ai appris l’Anglais, ou plutôt je me suis amélioré ! J’ai découvert un autre footballeur basé principalement sur la technique, la possession, les passes. Pas du tout physique comme le football français. C’était très agréable de jouer là-bas, j’ai pris beaucoup de plaisir.

En Janvier 2014, tu débarques à l’US Pontet en CFA. Ce choix a surpris beaucoup de monde. C’est un choix pour se relancer ?

 Malheureusement non, c’est un choix par défaut. Je souhaitais absolument rentrer en France car ma femme était enceinte. J’ai donc refusé des offres étrangères. Malheureusement, entre temps les conditions salariales avaient baissé en France par rapport à ce que je connaissais quand je suis parti. Du coup, au début du Mercato nous n’étions pas en phase avec le marché et ensuite c’était trop tard, les clubs avaient fait d’autres joueurs. Il est également vrai que lorsque vous partez à plus de 50 km de la frontière Française, les clubs vous oublient.

Et après 6 mois dans le Vaucluse, tu « re-goûtes » à la Ligue 2 avec Nîmes ?

Cela devait être « mon retour aux affaires » comme on dit mais malheureusement cela ne s’est pas passé comme prévu.

Une belle saison et une nouvelle blessure. Est-ce que finalement cela ne résume pas ta carrière ?

J’ai eu deux blessures aux mauvais moments. A Charleroi, quand je me fais les croisés et à Nîmes après six premiers mois compliqués. Je fais une bonne 2ème partie de saison, puis j’enchaîne sur la nouvelle saison avec de bonnes sensations, j’ai retrouvé un bon niveau et j’ai même porté le brassard. Mais « je me pète » le psoas qui m’éloigne des terrains pendant un mois. Et malheureusement, quand je suis revenu de cette blessure les portes étaient fermées pour moi.

Depuis 2016, tu joues au Puy Foot 43 en CFA (National 2). Pour le plaisir du football ?

 Non, en CFA on ne joue pas que pour le plaisir. Il y a aussi des enjeux économiques pour le club et pour soi. Aujourd’hui, le CFA est devenu très compétitif. Je suis venu avec un projet de montée en National et j’espère bien y contribuer. Le jour où je jouerais que pour le plaisir, où je n’aurais plus cette exigence avec moi-même de la performance,  j’arrêterai le foot !

Qu’est ce qui te fait encore courir à 32 ans ?

 Deux choses, le plaisir de jouer au football à un bon niveau et le fait que ce soit mon gagne-pain. C’est grâce au football que je paie mes factures (rire) !

As-tu envie de remercier ou rendre hommage à des personnes de ces expériences ?

C’est difficile car je vais en oublier certainement. Premièrement, mes parents car sans eux et leur soutien, notamment à Rouen où ils ont pris en charges mon logement, footballeur ne serait pas mon métier mais seulement ma passion. Mon frère également pour ses conseils. Ma femme pour son soutien au jour le jour. On ne le dit pas assez mais ce n’est pas facile pour une personne de mettre sa vie professionnelle et sociale en parenthèse pour suivre son compagnon. Et enfin, mes coachs qui chacun d’entre eux m’ont fait progresser à leur façon.

Regrettes-tu de ne pas avoir pu te poser très longtemps dans l’un des clubs où tu es passé ?

Oui à Boulogne-sur-Mer ! Je me sentait vraiment bien là-bas et les gens du Nord sont formidable. Ce n’est pas qu’une légende.

Que comptes-tu faire après ta carrière ?

Je suis en train de passer mon BTS profession Immobilière, j’ai investi dans la pierre donc mon futur se tourne vers ce secteur.

Entraîneur, c’est possible ?

 Aujourd’hui non car je ne souhaite pas repartir dans un mode de vie fait de CDD et de déménagement tous les ans. Après à la formation ou chez les jeunes, peux être, je ne sais pas encore. Mais je veux vraiment me poser et avoir mon « chez moi ».

Que penses-tu de la Ligue 1 ?

C’était un championnat très physique et très fermé avant. La mentalité était « on défend bien en bloc équipe, etc… ». On oubliait de jouer au football et de proposer du spectacle. Depuis les Qataris et le nouveau PSG, cela change. C’est en bonne voie.

Et du Foot féminin ?

 Le foot féminin progresse à grand pas. C’est très bien pour le Football. Qui sait, dans 100 ans on aura peut-être des équipe mixtes en Ligue 1 !

Quel est ton plus grand souvenir de foot ?

Je ne vais pas être très original en disant, la Coupe du monde 98, l’Euro 2000 et bien sûr l’OM 93 !

As-tu une exclu pour moi ?

J’ai les numéros du prochain loto mais je les garde pour moi !

 

 

 

 

 

 

Pour définitivement bien te connaitre, « l’interview en un mot » : Romain Elie.

Ton artiste : Le réalisateur Christopher Nolan
Ton film culte : Interstellar Matrix
Ta chanteuse : Keny Arkana
Ton chanteur : Soprano
Ton appli mobile : Le Bon Coin
Ta série TV : How to Get Away with Murder
Ton acteur(rice) : Woody Harrelson
Ton look de tous les jours : Plusieurs look, du jogging au jean’s avec T-Shirt ou maillot de foot par exemple.
Ton style vestimentaire pour les sorties : Jean’s et T-Shirt
Dans ton dressing : Beaucoup de T-Shirt
Ta couleur préférée : Noir et Blanc
Foot manager ou FIFA : Dans FIFA, je joue dans un mode du jeu où chaque personne contrôle un seul joueur et le fait progresser. Ainsi, je suis capitaine d’une l’équipe qui s’appelle Olympique Crew. On est régulièrement dans le top 300 mondial depuis que l’on a créé cette équipe.

 

 

 

 

 

 

 

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