D1 féminine – C’est reparti, qui peut faire tomber les Lyonnaises ?

D1 féminine – C’est reparti, qui peut faire tomber les Lyonnaises ?

 

d1 feminine affiche

 

 

C’est donc reparti pour une nouvelle saison de D1 Féminine. Deux nouveaux clubs intègrent l’élite du foot féminin en France, le FC Fleury et le Lille OSC qui prennent la place de Saint-Etienne et Metz relégués de D2 Féminine. Ces deux clubs rejoignent donc les 10 autres pour une nouvelle saison passionnante.

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Rodez : Attention danger !

Après une saison 2016-2017 compliqué (8ème) où il a fallu lutter jusqu’à la fin pour le maintien, les « Rafettes » sont à un tournant. L’entraîneur Sébastien Joseph est parti et est remplacé par Gregory Mleko, ex-coach d’Yzeure. Il sera accompagné de Sabrina Viguier (ex-internationale) qui vient de prendre sa retraite de joueuse et qui a choisi de s’asseoir sur le banc comme adjointe.
Coté joueuses, Rodez devra faire sans cinq joueuses importantes, Solène Barbance (Bordeaux), Cathy Couturier (Soyaux), Chloé Bornes (Bordeaux), Audrey Cugat (Toulouse FC), Océane Daniel (Fiorentina, Italie) parties pour d’autres aventures. Plusieurs joueuses débarquent dans l’Aveyron dont Julie Peruzzetto (ASSE) qui apportera son expérience mais également Raquel Infante Pega (Levante, ESP), l’internationale Russe Ekaterina Tyryshkina (Brescia, ITA) et Gloria Mabomba (Reims).

La saison risque d’être longue et difficile et il faudra prendre le maximum de points à domicile pour assurer le maintien. Pas simple pour ce club au budget modeste.

 

Le FC Fleury : Un promu en quête de maintien

Le FCF Val d’Orge a fusionné cet été avec le FC Fleury 91 pour permettre de se développer et d’avoir plus de moyens pour progresser. Le promu Essonnien a recruté plusieurs joueuses connaissant déjà la D1, Maryne Gignoux (EAG), Sarah Palacin (PSG) qui revient d’une grave blessure et Salma Amani (EAG), 127 matchs et 32 buts chez les Bretonnes. Nicolas Carric va devoir trouver la bonne formule pour remplir l’objectif maintien qui sera difficile à réaliser mais pas impossible au vu de la qualité de l’effectif.

Le FC Fleury est un club important avec près de 1000 licenciés, alors si le club veut se donner les moyens pour sa section féminine… tout est possible.

 

Lille OSC : Construire pour durer

Un nouveau club professionnel débarque en D1 Féminine. Lille, club ambitieux en Ligue 1, a choisi de s’intéresser au football féminin. Le coach, Jérémie Descamps aura donc plus de moyens que certains de ses concurrents pour parvenir à maintenir son équipe dans l’élite. Pour cela, le LOSC mise sur le long terme avec de jeunes joueuses talentueuses à l’image d’Ouleymata Sarr (PSG), de la gardienne Elisa Launay (Bordeaux), Héloïse Mansuy (Metz) ou encore Anne-Laure Davy (Soyaux), Julie Pasquereau (La Roche sur Yon), Charlotte Saint-Sans Levacher (Arras FCF), Aurore Paprzycki (VGA Saint-Maur), Camille Lewandoski (Hénin-Beaumont). Peu de joueuses sont parties et l’ossature existante est solide. Le promu va dans un premier temps jouer le maintien, mais il est probable que ‘les Dogues » parviennent à se hisser dans la première moitié du classement à la fin de la saison.

 

Albi : Encore une saison proche de la zone rouge ?

L’ASPTT Albi va sans doute vivre la même saison que son voisin Rodez. Terminant 9ème lors des trois dernières saisons, Albi doit chaque saison lutter pour le maintien. Les départs d’Anaïs Arcambal, Laura Cervera, Coline Gouineau et Cindy Perrault ne sont pas faits pour rassurer. Avec ses faibles moyens, les « Rouges et Jaunes » ont aussi changé d’entraîneur, Adolphe Ogouyon n’étant pas conservé par le président. Un duo d’entraîneurs composé de Patrice Garrigues et Théodore Genoux arrive à Albi pour un nouveau cycle. Renouvellement important chez les joueuses avec une dizaine de nouvelles dont Sarah Sahraoui (PSG), Dejana Stefanovic (Etoile Rouge Belgrade), Stéphanie Bayo (PSG) et Océane Closset (OM).

Pas sûr que cela soit suffisant pour parvenir à se maintenir face à une concurrence de plus en plus importante !

 

Bordeaux : Grandir encore

La saison dernière fut éprouvante pour les nerfs des Girondins et de leurs supporters. Maintenues à la dernière journée, les Bordelaises ne veulent pas vivre la même saison. Pour cela, le club a choisi d’améliorer les structures de la section féminine et de renforcer le staff (un nouveau préparateur physique et un second kiné). L’entraîneur, Jérôme Dauba va pouvoir se concentrer sereinement sur le sportif.

Pour cela, le recrutement a été de qualité, avec plus de dix joueuses dont les étrangères Erin Nayler, gardienne internationale néo-zélandaise (45 sélections), la talentueuse Brésilienne Carole Rodrigues (Orlando – USA) qu’il faudra suivre de près et Niamh Fahey (Chelsea). S’ajoute l’expérimenté Solène Barbance (Rodez), qui mériterait d’avoir sa chance en Bleue, Rose Lavaud (ASSE), Chloé Bornes (Rodez), Juliane Gathrat (Metz) et Julie Thibault (Soyaux). Il va donc falloir trouver le bon équilibre mais quand il sera trouvé, les Bordelaises devraient être plus sereines et ne plus s’inquiéter pour le maintien.

 

Soyaux :  Ambitieuses les Charentaise !

Le nouvel entraîneur Sébastien Joseph est ambitieux pour son nouveau club. Il a d’abord constitué un staff, comme tout entraîneur arrivant dans un club. Ainsi, Tom Bouvier préparateur physique et Amandine Guérin, entraîneur des gardiens du club aideront le coach dans sa mission.
Maud Hurault, Cynthia Viana, Julie Thibault sont parties et c’est pourquoi sont arrivées Cathy Couturier (Rodez), Elba Verges (RCD Espanyol), Aurélie Rougé (Aurillac), Léonie Fleury (ASSE),  Elise Courel (Aurillac). Le nouveau coach a également conservé la majorité du groupe de la saison dernière ce qui va permettre de continuer de grandir.
Les Sojaldiciennes ont donc envie, et les moyens, de finir haut dans le classement. Un TOP 5, est-il possible ?

 

Paris FC / FCF Juvisy : Un changement de nom pour de nouvelles ambitions ?

Le FCF Juvisy est donc devenu le Paris FC. L’association entre le club de l’Essonne et le club Parisien est fait pour redynamiser la section féminine. Ce club historique du foot féminin Français, 6 fois champion de France, était en train de stagner ces dernières années. C’est donc un tournant pour pouvoir de nouveau lutter avec l’ogre Lyonnais et le duo PSG-Montpellier, les nouveaux dauphins.
Ce nouveau départ se fera sans l’entraîneur Emmanuel Beauchet et sans Sandrine Dusang, ex-internationale (57 sélections en Bleues) qui met un terme à sa carrière. Autre départ important, celui de Kadidiatou Diani pour le PSG.  Les parisiennes pourront toujours compter sur la fidèle capitaine Gaëtane Thiney qui vient de prolonger pour continuer de faire grandir les jeunes comme Tounkara, Cascarino, De Almeida, Declercq, Bilbault, Vaysse, Matéo, Greboval et les autres.
Le coach Pascal Gouzennes et la présidente Marie-Christine Terroni  ont peu recruté mais c’est un recrutement de qualité avec la très prometteuse Anissa Lahmari (PSG), Inès Koré (Issy) et l’internationale japonaise Ami Otaki, ancienne attaquante de Lyon et Guingamp.

De quoi lutter pour le TOP 3 de ce championnat ?

 

Guingamp : Année de transition ?

Encore une équipe qui a alterné le bon et le mauvais la saison dernière. Bien parti, l’En Avant Guingamp a ensuite complètement sombré. Pourtant, Sarah M’Barek, l’entraîneur des bretonnes, semble optimiste pour cette saison après avoir pourtant perdu Gignoux, Amani, Nieto, Ringenbach et Quéro.
Dans l’autre sens, la talentueuse gardienne Solène Durand (Montpellier) et Falone Mefometou (Arras) arrivent.

Pas très rassurant tout de même pour pouvoir jouer la première partie du classement. Cela devrait suffire pour le maintien mais attention à une mauvaise série, cela reste fragile.

 

Lyon : un 12ème titre, une évidence

11 titres de champion de France de suite ne donnent pourtant pas envie de s’arrêter-là ! Pour cette saison, Lyon est encore le grand favori à sa propre succession. Pourtant, l’hiver dernier, les Lyonnaises ont vacillé, perdant à Paris avant de se reprendre pour finir par un triplé, Championnat-Ligue des champions-Coupe de France.
Jean-Michel Aulas a encore décidé de recruter du « lourd » à commencer par l’entraîneur. Ainsi, l’ancien footballeur pro et ancien Nantais Reynald Pedros arrive sur le banc en remplacement de Gérard Prêcheur. Un novice sur le banc pour casser les codes !
Deux joueuses internationales arrivent dans le Rhône, Shanice van de Sanden, championne d’Europe avec les Pays-Bas et Lucy Bronze, meilleure latérale d’Europe et excellente avec la sélection Anglaise à l’Euro. Ajoutons les gardiennes Pauline Peyraud-Magnin (OM) et Romane Bruneau (Dijon) avec la jeune Emelyne Laurent (Bordeaux).
Aucune joueuse majeure quitte le navire mais de bonnes joueuses sont parties comme P. Bremer, A. Kaci, C. Seger, J. Henning et M. Gérard ainsi que l’Américaine Alex Morgan.
On ne voit donc pas ce qui pourrait empêcher les Lyonnaises de conquérir un douzième titre… mis à part déclarer forfait !

 

Paris SG : Il faudra se reprendre

L’an dernier, le PSG a fait vaciller les Lyonnaises suite à sa victoire face à l’OL (1-0) à Paris. Enfin, jusqu’à la trêve car ensuite les Parisiennes ont perdu pied ! Patrice Lair, l’entraîneur Parisien, « accuse » la jeunesse de son groupe qui va sans doute encore grandir cette saison. Nul doute que Grace Geyoro, Eve Perisset, Aminata Diallo et les autres apprennent rapidement de cette période. Elles seront encadrées par les « anciennes » qui viennent de prolonger, à savoir Laure Boulleau, de retour de blessure et des Brésiliennes Formiga et Erika. Pour les accompagner, le PSG a recruté la meneuse de Barcelone Jennifer Hermoso (meilleure buteuse de Liga), Kadidiatou Diani jeune internationale Française (Juvisy), Melike Pekel (Metz), Emma Berglund (FC Rosengard) et les gardiennes Christiane Endler (Capitaine du Chili – Valence CF) et Charlotte Voll, 18 ans (TSG Hoffenheim – D2 Allemande).

Beaucoup de nouvelles joueuses pour compenser les départs de Sarr, Cissoko, Palacin, et surtout de la Brésilienne Cristiane, 32 matchs et 23 buts avec le PSG qu’il sera difficile de remplacer. Le PSG aura sans doute encore du mal à détrôner les Lyonnaises cette saison et devra encore se méfier de Montpellier voir même d’une ou deux autres équipes comme le voisin du Paris FC.

 

Montpellier : Confirmer et se rapprocher encore des Lyonnaises

Deuxième de D1 féminine la saison dernière, les Montpelliéraines ont réalisé une excellente saison. Elles se sont même qualifiés pour la Ligue des champions sept ans après. Cependant, le MHSC va devoir confirmer et devra jouer une compétition en plus. Pas simple comme équation ! Montpellier a peu recruté avec seulement deux nouvelles joueuses, Méline Gérard (OL) et Catherine Veje (Brøndby), finaliste de l’Euro avec le Danemark.
Le coach Jean Louis Saez va donc s’appuyer sur le groupe actuel, mélange de jeunesse Française et d’expérience venue de l’étranger. Sans oublier l’importance de Laetitia Tonazzi et Janice Cayman dans la vie du groupe et la gestion des instants stratégiques sur le terrain.

De là à passer devant les Lyonnaises ?

 

Marseille : Confirmation ou Régression ?

Après un démarrage difficile pour le promu Olympien la saison dernière, l’OM a fini a une surprenante 4ème place, se permettant même de remporter le Classico face au PSG (2-0) à domicile.
Pourtant, le coach Christophe Parra va devoir tout reconstruire à cause des nombreux départs dont Sandrine Brétigny (retraite), la gardienne Pauline Peyraud-Magnin (OL) et les jeunes Yüceil, Multari, Elisor ou Torossian.
Les Marseillaises ont donc tenté des paris pour continuer de progresser, ainsi arrivent la gardienne Geneviève Richard (Canada), la jeune et talentueuse Hawa Cissoko (PSG), Namnata Traoré, buteuse de Fleury l’an dernier, Cristina Ferral (Mexique), Laurie Lucidi (jeune gardienne de 16 ans), Fanndís Friðriksdóttir (Islande) et Marie-Yasmine Alidou D’Anjou (Canada).

Est ce que cela sera suffisant pour faire aussi bien, voir de monter sur le podium ?

 

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Beaucoup de mouvements donc en D1 Féminine qui va accueillir de nombreuses nouvelles joueuses étrangères et laisser beaucoup de place aux jeunes Français pour pouvoir s’exprimer et en faire bénéficier l’équipe de France de Corinne Diacre.

Une belle saison en perspective qui a déjà bien commencé avec la première journée riche en buts et en surprise. Bonne saison Mesdames !

 

 

 

La première journée de D1 Féminine 2017-2017 :
d1 feminine 2018

 

 

 

Le calendrier complet de D1 Féminine

 

 

Le calendrier complet de D2 Féminine

 

Le calendrier complet Challenge National Féminin U19

 

 

 

 

 

 

 

 

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