Benjamin Nivet (Troyes) « Il est maintenant rare de voir des équipes jouer avec un vrai numéro 10. Il a fallu que je fasse évoluer mon jeu. »

Benjamin Nivet (Troyes) est toujours, à 39 ans, un joueur professionnel épanoui qui s’éclate en Ligue 2. Rencontre avec un footballeur qui aime pratiquer le beau jeu. Il nous raconte sa carrière avec passion

 

 

TROYES – LIGUE 2 – ESTAC – NIORT

 

 

Qui es-tu Benjamin Nivet ?

Je suis né à Chartres le 02 Janvier 1977, je suis footballeur professionnel depuis « quelques années » et j’ai 3 enfants.

Raconte-nous ta jeunesse footballistique à Chartres ?

J’ai commencé le foot à l’âge de 5 ans à Brou près de Chartres puis à Châteaudun jusqu’à 13 ans. C’est une période de camaraderie et de beaux tournois effectués avec nos parents comme fidèles supporters. Je me suis régalé, j’étais déjà un passionné et j’avais hâte d’être au week-end pour aller aux matchs de foot.

A 13 ans, tu intègres l’US Orléans où tu apprends le haut niveau ?

J’ai été repéré via les sélections départementales. J’intègre donc l’US Orléans pour apprendre le métier de footballeur, sans pour autant laisser les études de côté. J’ai débuté avec les moins de 15 ans.

A la même période tu intègres l’INF Clairefontaine. Ce n’est pas trop dur à gérer d’être à Clairefontaine la semaine et Orléans le week-end ?

C’est le début l’aventure professionnelle mais toujours dans l’insouciance. Cela a tout de même été dur de quitter la famille mais j’en avais tellement envie que cette période a été très importante pour la suite; j’ai énormément progressé durant cette période.

Une journée type c’est de 8h30 à 10h : cours  puis 10h15 à 12h entrainement. Ensuite, nous prenons le déjeuner du midi et de 13h30 à 15h nous retournons en cours, avant une nouvelle séance d’entrainement de 15h30 à 17h30. Le dîner à lieu à 19h repas et ensuite nous avions un temps libre avant le dodo !

Après le dépôt de bilan de l’USO (perte du statut pro et fermeture du centre de formation), tu rejoints l’AJ Auxerre. Est-ce le seul choix qui s’offrait à toi ?

A la fin de Clairefontaine, j’avais le choix entre Lyon, Sochaux, ou Auxerre. J’ai été séduit par l’AJA et je ne regrette pas mon choix même si je n’ai pas percé dans mon club formateur. Cette aventure n’avait permis de grandir et de faire d’énormes progrès surtout sur le plan athlétique.

Tu découvres la Ligue 1 avec Auxerre mais tu parles rarement de l’AJA comme un grand souvenir ?

J’étais concentré sur mes études pour pouvoir décrocher mon Bac et en même temps il fallait également se concentrer sur les entrainements. Ce n’a pas été une période facile à vivre.  Malgré tout, l’AJA reste un de mes meilleurs souvenirs avec mes potes au centre et la réalisation de mon rêve avec mes premiers pas en pro !

En 1999 tu rejoints la Berrichonne de Châteauroux. Là, tu te révèles complétement en Ligue 2 et tu prends « ton pieds » dans ce groupe ?

A 20 ans, je décide de rejoindre Châteauroux pour gagner du temps de jeu. Je fais deux années et demi en Ligue 2 dans un bon club où on finit 7ème puis 6ème. Je me suis éclaté dans cet effectif et cela m’a permis de réaliser deux belles saisons qui me permettent de rejoindre la Ligue 1 avec Alain Perrin à Troyes en janvier 2002.

C’est l’appel de la Ligue 1 qui te fais rejoindre Troyes en Janvier 2002 ?

Mes débuts à Troyes se passent vraiment très bien avec une 7ème place en Ligue 1. Par contre, l’année suivante est plus difficile avec le départ de Perrin. Malheureusement, on redescend en Ligue 2 et effectue seulement 25 matchs cette saison-là. L’année suivante, coaché par Faruk Hadzibegic, nous finissons 10ème de Ligue 2 mais surtout le club est tout prêt de déposer le bilan.
Grâce à l’investissement de tout un club, de tous les joueurs, on réussit à rester en Ligue 2. Arrive ensuite ma première période sous la houlette de Jean Marc Furlan. Ce fut trois belles années malgré une nouvelle descente en 2007. Nous avions effectué une très belle montée en 2005.

Comment un joueur fidèle vit-il des descentes et ses montées successives ?

Les montées et les descentes sont vécues avec beaucoup d’émotions. Bien sûr se sont de grandes tristesses et de désarrois pour une relégation et tellement de joies pour une remontée. C’est sans doute plus dur pour un joueur qui est dans un club depuis longtemps mais c’est notre métier de footballeur.

En 2007, tu choisis de mettre fin à l’aventure Troyenne et tu rejoints Caen. Tu avais d’autres possibilités ?

Je suis transféré à Caen mais Nancy était très intéressé et l’OM s’était aussi renseigné sans pour autant qu’il n’est donné suite.

Raconte-nous ton aventure à Caen ?

Je passe cinq belles années à Caen dans un club similaire à Troyes avec un très bon président proche de ses joueurs et coaché par Franck Dumas avec un style de jeu porté vers l’avant qui me correspond bien.
J’ai été agréablement surpris par le stade et l’ambiance qui y règne. Les gens sont très attachés au stade Malherbe. J’effectue 4 saisons en Ligue 1 et une en Ligue 2 ponctuée par un titre de champion. La région a énormément plu à ma femme ainsi qu’à mes enfants.

Quel a été ton plus beau titre de Ligue 2. Avec Caen en 2010 ou Troyes en 2015 ?

Mon plus beau titre de champion de Ligue 2 est celui avec Troyes. On a réalisé une saison exceptionnelle, on avait une très belle qualité de jeu. Quel bonheur !

Tu vas finalement finir ta carrière à Troyes. Qui l’aurait cru ?

Cela fait donc maintenant bientôt 5 ans que je suis revenu à Troyes et je prends toujours autant de plaisir à être sur les terrains. Je me sens vraiment appartenir à ce club qui cher dans mon coeur. Toute ma famille se sent bien ici, nous sommes très attachés à la ville et je suis fier de pouvoir y terminer ma carrière. J’ai la chance aussi d’avoir un président qui m’accorde sa confiance malgré mon âge.

« Mon vrai poste a toujours été celui de n°10 à la Platini, mon idole »

 

Sur le terrain, tu es plutôt « un 10 » à la Platini. Pourquoi ce poste a quasiment disparu ?

Mon vrai poste a toujours été celui de n°10 à la Platini, mon idole mais j’aurais aimé évoluer beaucoup plus souvent à ce poste car il est maintenant rare de voir des équipes jouer avec un vrai numéro 10. Il a fallu que je fasse évoluer mon jeu.

Quel est le plus grand joueur avec qui tu as joué ?

Le plus grand joueur avec qui j’ai joué est Blaise Matuidi (PSG).

Et l’adversaire le plus impressionnant ?

Zlatan Ibrahimovic est impressionnant !

Que feras-tu après ta carrière ? Tu iras vivre aux États-Unis comme tu aurais aimé faire durant ta carrière ?

Je ne sais pas encore quand je vais arrêter mais l’après carrière je la vois encore dans le foot. Je ne sais pas encore sous quelle forme mais j’en ai envie. J’aiderai également mon épouse à développer son activité dans le champagne, le champagne Julie Nivet.

 

 

Pour définitivement bien te connaitre, « l’interview en un mot » : benjamin-nivet

Ton artiste : Gad Elmaleh
Ton film culte : La Grande Vadrouille
Ta chanteuse : Beyoncé
Ton chanteur : Bruno Mars
Ton appli mobile : Twitter
Ta série TV : Narcos
Ton acteur : José Garcia
Ton look de tous les jours : Jean’s Pull ou Gilet et Basket
Ton style vestimentaire pour les sorties :  Jean’s chemise veste costume et chaussure habillé ou des Adidas Stan Smith
Ta couleur fétiche : Bleu
Foot manager ou FIFA : FIFA

 

 

 

Benjamin nivet

 

 

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4 réflexions sur “Benjamin Nivet (Troyes) « Il est maintenant rare de voir des équipes jouer avec un vrai numéro 10. Il a fallu que je fasse évoluer mon jeu. »

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