Ludovic Obraniak est de retour en France. Il nous raconte sa carrière avec passion. Interview émouvante !

Ludovic Obraniak, est de retour en France à l’AJ Auxerre – Ligue 2. A 31 ans, le milieu de terrain de l’AJA nous raconte son parcours de footballeur professionnel avec toute sa passion pour son sport. Une rencontre passionnante et émouvante !

 

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Qui es-tu Ludovic Obraniak ?

Je suis un jeune homme de 31 ans qui vient de la région Messine, je suis footballeur professionnel, Franco-polonais et j’aime la vie.

Peux-tu nous raconter ta jeunesse footballistique près de Metz ?

Comme un peu tout le monde je suppose, j’ai commencé à jouer avec mes petits camarades en bas de mon  immeuble à Metz-Vallières ! Le papy de l’un d’entre eux, Mr Jacquet, m’a proposé d’accompagner son petit-fils à l’entraînement du club de notre quartier, l’UL Plantières ! C’est comme cela que tout a commencé, j’avais 5 ans. Ce cub familial de la banlieue Messine m’a permis de grandir et de m’épanouir dans la passion du football. Quelques années plus tard, je me suis fait repérer par le FC Metz. De là, les choses sérieuses ont commencé…

Pourquoi avoir choisi le football ?

Je me suis jamais posé la question, c’est venu spontanément. On est tous doué en quelque chose, c’est juste une question de temps pour découvrir en quoi ! Disons que j’ai eu la chance de savoir plus rapidement que certains.

Tu rejoins ensuite le centre de formation du FC Metz. Comment s’est passée ton intégration ?obraniak

Le FC Metz est comme un membre de ma famille depuis l’âge de 7 ans. Mon entrée au centre de formation a donc été une formalité. J’aurai pu vivre chez mes parents mais j’ai fait la demande d’être « Interne » malgré tout car je voulais être dans les conditions optimales pour apprendre mon métier. Être livré à moi-même m’a permis d’être indépendant très rapidement. La préformation et la formation ont été dures mais cela a contribué à construire ma personnalité. J’en garde un excellent souvenir.

C’est plus facile d’être dans un centre de formation près de sa famille ou cela ne change rien ?

Je considère que d’avoir les siens pas très loin est un avantage non négligeable.

Que retiens-tu de ces années au centre de formation ?

J’en retiens des hauts mais aussi des bas, des joies mais aussi des peines, des victoires mais aussi des défaites. J’ai reçu une éducation, une hygiène de vie nécessaire à la réussite. Cependant rien n’a été simple. Les sollicitations sont nombreuses à cet âge-là. Une sorte de sélection naturelle. Il m’a fallu me battre contre ça et contre moi même. On a eu une enfance et une adolescence pas comme les autres mais j’ai en aucun cas vécu ça comme un sacrifice. Je dirai même que j’ai adoré cette période de ma vie.

« Mes années à Metz …Un rêve éveillé ! Ce club m’a marqué à vie. »

 

Et de tes 10 ans au FC Metz ?

Je suis né et j’ai grandi dans cette ville. Imaginez ce que le FC Metz représente pour moi. Arrivé à 7 ans et en partir à 22 ans, cela marque un homme. Je suis fier de mon parcours. Doublé Coupe Gambardella et championnat en 2001 et Champion de France de Ligue 2 en 2007. Néanmoins, les trophées ne représentent que peu de choses. Le souvenir des personnes que j’ai rencontré est bien plus fort. De Jean-Pierre Goujard à Jean Fernandez en passant par Pascal Janin, Francis De Taddeo sans oublier toutes les personnes que j’ai croisé au centre de formation. Elles ont toutes eu une influence sur le footballeur et l’homme que je suis aujourd’hui. Je leur doit beaucoup. Mes années à Metz …Un rêve éveillé !

Qu’est ce qui fut le plus fort, ton intégration au groupe pro, tes débuts en Ligue 2 ou la « grande » Ligue 1 ?

Honnêtement, je ne peux en choisir un. Tous ces moments sont liés. Je ne peux en dissocier un plus que l’autre.

Pourquoi avoir choisi Lille ensuite ?

Dans mon processus de progression, c’était la suite logique. J’avais l’ambition de jouer à un niveau supérieur. On m’a offert l’opportunité de jouer un huitième de finale de Ligue des Champions contre Manchester United. C’est ce qui a fait pencher la balance. Il y a aussi l’envie de travailler sous les ordres de Claude Puel. Mon départ fut tout de même un déchirement. Le train était là et je l’ai pris. Je remercie au passage le Président Molinari, pour qui j’ai une affection particulière, qui a compris ma démarche en acceptant la proposition du LOSC.

Champion de France, vainqueur de la Coupe de France, la Ligue des Champions, c’est la classe?

Je m’estime être privilégié et je rends grâce d’avoir eu la chance de vivre tous ces moments fabuleux. Je ne fais pas partie des talentueux mais des besogneux. Néanmoins, Je me suis donné les moyens de mon ambition. J’ai écouté et j’ai travaillé dur. Il n’y a ni secret, ni mode d’emploi. On récolte simplement ce que l’on sème.

Que ressent-on quand on entre et joue à Old Trafford ?

Beaucoup de fierté et d’honneur de fouler la pelouse du « théâtre des rêves ». Le sentiment magique d’être dans la cour des grands, de se confronter aux meilleurs. Un peu de pression aussi car il fallait être à la hauteur de l’évènement !

Tu as connu le bon et le moins bon au LOSC. Que retiens-tu de cette expérience ?

Honnêtement, j’ai eu 7 années de pur bonheur dans ce club. Je chéris chaque moments passés chez les Dogues. Ligue des champions, Ligue Europa, un doublé historique, sans compter les fabuleux joueurs que j’ai eu la chance de côtoyer. Kluivert, Cole, Hazard, Lichtsteiner, Bastos, Bodmer, Keita, Makoun, Gervinho, Sow, Payet et tellement d’autres. Évidemment, la concurrence avec certains a été féroce mais toujours loyale. Globalement ce ne fut que du bonheur.

Bordeaux restera un bon souvenir ?

Excellent souvenir également, j’y ai aussi vécu de très bons moments.

Tu pars ensuite au Werder Brême, la Bundesliga c’est mieux que la Ligue 1 ?

C’est surtout différent. L’approche tactique est différente. En France, on part du principe que pour bien attaquer, il faut d’abord bien défendre. Ce n’est pas le cas en Allemagne où l’attaque à outrance est privilégiée à la rigueur défensive. Ce sont deux philosophies différentes qui ont chacune leurs limites. Un 5-3 rempli d’aberrations tactique vaut-il mieux qu’un 0-0 de haut niveau ?

Le Maccabi Haïfa (Israël) alors que tu aurais pu aller en Angleterre, Grèce, Japon ou revenir en France, quelle fut ta motivation ?

Le Maccabi Haïfa réunissait deux critères importants. La possibilité de jouer une coupe d’Europe, tout en étant attractif financièrement.

Mais la France te manquait, c’est pour cela que tu viens de signer à l’AJ Auxerre ?

Oui, j’aspirais à plus de stabilité pour ma famille et pour moi.

Quel est ton objectif dans ce club ?

À court terme, le maintien évidemment. Si tel est le cas, la montée à moyen terme. La place de l’AJA est en ligue 1 et pas en Ligue 2 !

Tu avais d’autres pistes que l’AJA et la Ligue 2 ?

J’avais bien d’autres pistes mais il me fallait encore attendre sans aucune certitude. Donc j’ai choisi de venir à Auxerre pour relever ce beau challenge.

A 32 ans, qu’est ce qui te motive encore ?

La passion et l’amour du jeu. Le football est ce qui me rend heureux.

Tu as envie de faire quoi après ta carrière de footballeur ?

Il y a différentes options. La première consiste à rester dans le milieu. Coach, directeur sportif, consultant ou autre. La deuxième serait de sortir complètement du football. J’ai quelques pistes qui méritent encore réflexion.

Que fais-tu dans la vie en dehors du foot ?

Je consacre principalement mon temps libre à mes enfants et à ma femme. Je prépare ma reconversion et je m’autorise quelques passions telles que l’Art ou l’œnologie.

Es-tu fier de ta carrière (même si elle n’est pas finie) ?

Extrêmement fier ! Mon rêve était de devenir footballeur et je l’ai réalisé.
Déjà, quand on connaît le pourcentage de réussite pour y arriver, cela fait réfléchir. C’est déjà une sacrée victoire. Vivre de sa passion est un luxe que je souhaite à chacun.
Alors certes, j’aurai aimé connaître l’ivresse de jouer dans un grand club européen mais je m’estime heureux et reconnaissant de tout ce que j’ai pu vivre et recevoir. Honnêtement cela a été au-delà de toutes mes espérances.

Quel est ton plus grand souvenir de foot ?

J’ai en tête le double  en Coupe Gambardella, le championnat en 2001 avec Metz ainsi que l’autre doublé avec le LOSC en 2011. Mais il y en a tellement.

As-tu une exclu pour moi ?

J’ai toujours été meilleur du pied gauche que du pied droit.

 

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Pour définitivement bien te connaitre, « l’interview en un mot » : obraniak-3

Ton artiste : René Magritte 
Ton sportif : Michael Jordan
Ton film culte : La légende de Bagger Vance 
Ton chanteur : Michael Jackson 
Ton plat : Tagliatelle à la truffe
Ton appli mobile : Itunes
Ta série TV : Entourage
Ton acteur(rice) : Fernandel
Ton accessoire : Mon alliance 
Ton animal : L’ Aigle
Ton look de tous les jours : Sport chic
Ton style vestimentaire pour les sorties : Dandy chic
Ta couleur fétiche : Bleu marine
Foot manager ou FIFA : Foot manager 

 

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