Jean Rességuié, une grande voix au service du football

A notre époque, où les réseaux sociaux sont très présents, la TV et la radio sont toujours des médias très important. Rencontre avec une voix historique du foot à la radio, Jean Rességuié rédacteur en chef Football sur RMC.

Qui es-tu Jean Rességuié ?

J’ai 51 ans, je suis natif de Montauban dans le Tarn et Garonne et très attaché à mon Sud Ouest !

Pourquoi avoir choisi le Football ?

Avant cela, j’ai été journaliste correspondant en région et notamment à Toulouse. Ensuite, j’ai traité presque tous les sports, plus précisément les sports collectifs mais aussi le tennis. Le foot, c’est ma passion et à partir de 2001 avec le « nouveau » RMC, on m’a proposé de monter à Paris pour m’occuper uniquement du foot (commentaires de matches et émissions) j’ai accepté sans hésiter. C’était pour moi l’occasion d’être à fond sur un seul sport pour être le plus performant possible. Et depuis, je ne m’en lasse pas.

As-tu joué durant ta jeunesse ?

Euh, j’ai essayé de jouer gamin au Montauban FC puis un peu plus tard dans un club de village à Meauzac non loin de chez moi mais ce ne fut pas une très grande réussite. En revanche, j’ai pu faire du handball pendant plusieurs années et je me suis éclaté dans ce sport à un niveau correct. C’était à l’époque où les petits gabarits avaient encore leur place dans ce sport (rires).

La photographie est une passion venue de ton père mais le journalisme ?

La radio et l’envie de commenter des rencontres remontent à 1976. J’ai 13 ans. Je suis au fond de mon lit avec un transistor branché sur les grandes ondes de Radio Monté Carlo, je ne manque pas un seul match du parcours de St Etienne en Coupe d’Europe et ensuite en 78 celui de Bastia avec Didier Beaune et Bernard Spendler qui auront (la vie est parfois étonnante) un rôle important au début de ma carrière.

RMC est une belle maison et tu y es depuis 1986, n’as-tu pas eu envie d’autre chose ?

Depuis Mars 87 exactement ! Je n’y pense pas, je suis très bien dans ce média qui fait partie d’un grand groupe aujourd’hui et qui me donne la possibilité de diversifier mes compétences avec notamment BFM TV.

C’est quoi le métier de journaliste sportif ?

Une passion devenue un métier pour moi et donc transmettre cette passion à ceux qui nous écoutent et qui ont envie de vibrer, de rire, de participer et ne l’oublions pas, d’être informés.

Quelles qualités faut-il pour l’exercer ?

J’insiste toujours sur la passion. Je rajouterais la rigueur et c’est important à notre époque où les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance. Le travail aussi mais c’est bon pour tous les métiers et le sens du relationnel, de la communication pour avancer sans trop vouloir brûler les étapes.  

Est-ce plus difficile de le devenir aujourd’hui qu’à ton époque ?

Je le pense sincèrement. Même s’il y a plus de possibilités avec un métier qui a bien évolué que ce soit dans l’écrit, la radio ou la TV, il faut s’accrocher parce qu’il y a aussi la crise économique qui touche également le journalisme et la presse en général. Le métier n’est pas épargné.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes voulant faire ce métier ?

Le conseil de s’accrocher, de ne pas avoir peur de soulever des montagnes pour y arriver. De la patience aussi et surtout du travail. Du culot également, il en faut pour provoquer la chance. C’est important.

La télé ne t’a jamais attiré ?

Je l’ai vraiment découverte à partir de 2008 et la création de l’agence RMC sport qui nous a amenés à travailler pour BFM et notamment au moment des grands événements comme des championnats d’Europe et des coupes du Monde. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’en faire un peu plus souvent et c’est très agréable.

Parlons football. Comment analyses-tu l’évolution du football depuis tes débuts?

Les présidents, les entraîneurs et donc les joueurs calculent plus ! L’explosion des droits TV a donné des ailes à certains clubs avec la flambée des salaires et autres primes. Je regrette, aujourd’hui, que l’on assiste à des matches où les équipes jouent pour ne pas perdre. C’est pour cela qu’il y a autant de 0-0. Il faut que les acteurs du foot se lâchent un peu plus en se rappelant que l’essence même de ce sport c’est le jeu et donc le terrain en pensant aux supporteurs qui sont toujours là et qui n’hésitent pas à se déplacer pour suivre leur équipe.

Tu es grand défenseur du foot Français et de la Ligue 1, pourtant la période n’est pas très favorable à notre football ?

Oui mais c’est ce qui nous fait vivre et qui passionnent les gens qui vont dans les stades. Comme je le disais quelques lignes plus haut, il faut plus d’ambition dans le jeu. Après, je veux bien comprendre que les enjeux financiers rendent certains plus fébriles mais n’oublions pas la passion et j’ai le sentiment que les joueurs sont beaucoup moins passionnés par ce qu’ils font qu’avant.

Pour toi qui la vie de l’intérieur, comment la Ligue 1 peut s’en sortir ?

Le jeu et uniquement le jeu. Il faut que les entraîneurs mais aussi les joueurs donnent le sentiment de tout donner sur le terrain. Après, arrêtons de dire que c’est mieux ailleurs. Dans es autres championnats européens, il y a aussi des purges !

C’est quoi ton style de football préféré ?

Je suis un doux rêveur mais le football total des années 70 prôné par l’Ajax, les Pays Bas et Barcelone me plaisait bien. Celui où tu préfèreras gagner 3-2 que 1-0. Je sais, je rêve un peu voire beaucoup …

Et ton footballeur d’hier et d’aujourd’hui ?

Celui qui m’a le plus marqué ? C’est Marcico à Toulouse dans les années 85-90 au début de ma carrière de journaliste et de commentateur. Un physique atypique mais toujours en mouvement, il tentait des trucs incroyables et marquait des buts de malade ! Aujourd’hui, je ne suis pas fan d’un joueur en particulier mais j’aime bien Lucas quand il décide de jouer ou encore le jeune Fekir qui a vraiment du talent et dans les valeurs montantes Sanson ou Thauvin même si je suis convaincu que ce dernier a un peu plus de mal à franchir un cap.

Ton équipe type monde de tous les temps ?

Une équipe dans laquelle on pourrait voir jouer ensemble : Platini – Pelé – Maradona – Zidane – Cristiano Ronaldo et Messi. Que des offensifs ! On verrait des buts puisqu’il y a pas de défenseur, ni de gardien dans les noms que je viens de citer (rires).

Que fais-tu en dehors du foot ?

Je profite au maximum de ma famille et de mes amis. J’adore les « bouffes » entre potes où tu refais le monde et tu parles de tout. Et j’adore chiner dans les brocantes et autres vides greniers.

Quel est ton plus grand souvenir de foot ?

La finale de l’Euro 2000. Le scénario du match et le plaisir de le commenter avec Didier Beaune, un de mes mentors.

As-tu une exclu pour moi ?

Mes deux prochains matches de Ligue des champions (Chelsea-Paris et Monaco-Arsenal) verront deux clubs français se qualifier !

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