Equipe de France Féminine – Monsieur Bruno Bini, il faut partir !

Équipe de France Féminine : Monsieur Bruno Bini, il faut partir !

 

Bini

 

Il ne s’agit pas d’un procès d’intention ou d’une accusation sans fondement, bien au contraire. Il faut d’abord reconnaitre et remercier Bruno Bini et son staff pour tous le travail accompli et pour « la transformation » de l’équipe de France Féminine de football depuis 2007, date de sa prise de fonction. Aujourd’hui, un groupe existe et les résultats sont dans l’ensemble bons.
Mais voilà, l’Euro Féminin 2013 s’achève et la France s’est arrêtée en quart de finale. Grosse déception pour les Bleus et ses supporters, faisant pour une fois partie des favorites ou non plus des outsiders.

Nous pensions tous que l’Équipe de France Féminine avait réglé ses problèmes de fragilité psychologique. Nous nous sommes trompés ! Et le problème réside bien là.

Après la coupe du Monde 2011 et l’apparition historique de la France dans le dernier carré d’une compétition sénior féminine (défaite en demi-finale contre les Etats-Unis, 3-1), après la frustration des Jeux Olympiques même si l’on a pu voir la confirmation de la qualité de ce groupe (défaite 2-1 contre le Japon en demi finale), c’est surtout le match pour la médaille de bronze qui fut représentatif des progrès à faire : défaite à la dernière minute contre le Canada après avoir dominé le match et s’être procuré 25 occasions sans marquer. La fragilité, dans les moments clefs, est fortement perceptible.

Normalement, on apprend de ses erreurs ! L’objectif, pour continuer de progresser, aurait dû être clair d’intensifier le travail sur le mental dans les moments clefs et également le travail sur l’efficacité. Pourtant, lors de cet Euro, rien n’a changé. Après un très bon premier match contre la Russie, le deuxième contre l’Espagne est bien différent. Rapidement devant au tableau d’affichage, les filles se crispent et la fin de match est stressante tellement les Françaises déjouent. Une première alerte même si la victoire et la qualification sont là, dès le deuxième match.

Arrive le quart de finale, largement abordable contre le Danemark. Les joueuses sont très contractées dès le coup d’envoi et sont même rapidement menées. Il s’en suit une véritable attaque-défense avec de très nombreuses occasions. Et à la fin… défaite aux tirs au but (1-1 à la fin des prolongations)  pour ne pas avoir bien abordé le début de match et pour n’avoir pas été capable de marquer plus d’un but. Techniquement, nous avons des joueuses de top niveau mondial. Physiquement, la préparation a été bonne. Mais tactiquement, c’est pathétique ! On a la meilleure équipe de cet Euro et on se saborde.

Les projets de vie c’est bien pour « construire » mais ce n’est pas cela qui fait gagner. Encore une fois, la mise en place de ce projet de vie selon Bruno Bini fut à la base de la construction et ne doit pas être sous-estimé mais aujourd’hui, il faut aller plus loin. Le cycle construction est terminé, il faut passer à la dernière étape, celle qui nous amène vers la victoire. Pour ceci, il faut maintenant changer de discours pour ne plus avoir peur d’être les meilleures.

Alors merci pour tout Monsieur Bini, et bonne route pour le bien de l’équipe de France Féminine.

 

Bini.

Et demain on fait quoi ?

 

Comment peut-on jouer en 4-3-3 sans joueuse de couloir ? Tactiquement, il faut changer des choses. Certes à droite, il y a Elodie Thomis voir Eugénie Le Sommer (plus performante dans l’axe) mais à gauche, nous jouons actuellement avec « une joueuse d’axe » qui ne peut exploiter tout son potentiel. G. Thiney , L. Necib, C. Abily sont des joueuses de niveau mondial et au profil plutôt similaire. Des joueuses aux qualités techniques au-dessus de la moyenne. Offensivement, il faut donc s’appuyer sur ses trois joueuses, même s’il n’est pas simple de faire jouer les trois en même temps. La défense possède des automatismes qu’il ne faut pas trop toucher. Malgré tout, la concurrence tape à la porte et il n’est pas impossible de voir un petit changement en défense centrale. Surtout pour le deuxième poste à côté de W. Renard. Au milieu, on change de tactique et d’animation, mais en gardant quasiment les mêmes joueuses. E. Bussaglia, qui fut l’une des meilleures françaises de l’Euro, est essentiel pour l’équilibre de l’équipe. Juste devant deux joueuses, A. Henry et L. Necib, capable de garder le ballon et de le distribuer à merveille.

Ceci est la base de l’animation, l’orientation du jeu ! Louisa est plus forte lorsqu’elle prend un peu de recul, grâce à sa vision du jeu il lui sera plus facile de délivrer « ses passes millimétrées » à 30-40 mètres qu’à 20 m dans l’entonnoir d’une défense. En meneuse, Camille Abily. et son activité permanente qui permet de dynamiter les défenses. Sa belle frappe de balle est trop rare à l’entrée de la surface de réparation mais c’est normal, en position reculée, elle ne peut pas y être en permanence. Dans cette position, elle exprimera tout son potentiel et sera moins freinée par les taches défensives. En attaque, arrêtons de jouer avec « une pointe ». nous manquons de présence dans la surface. Gaëtane Thiney est une attaquante très maligne qui se faufile dans les petites espaces et pourra créer des espèces pour la deuxième attaquante. Un 4-4-2 est donc mieux adapté. Autre point important, « le banc ». Et là-dessus pas de souci, le réservoir est bien réel. Il faut simplement intégrer les jeunes joueuses pour qu’elle puisse prendre la main en toute confiance.

Bleues

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